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  • DEUX SEMAINES APRES LE RAPT

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    Les septs otages d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) entourés d'hommes armés

    Une photo montre Jean Claude Rakotoarilalao et les autres otages enlevés au Niger

    Par Joël Sylvain Rasamoely | 30/09/2010

    (MADA.pro) Une première image des sept otages dont le Malgache Jean Claude Rakotoarilalao, qui ont été enlevés dans nuit du 15 au 16 septembre dernier à Arlit (Niger) par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a été diffusée aujourd’hui. Selon une source malienne, ces otages sont détenus dans la zone du Timétrine, une région de collines désertiques dans le nord-est du Mali, à une centaine de kilomètres de la frontière algérienne.

    Sur la photo, on voit les otages assis à même le sable dans une zone désertique entourés d'hommes armés, certains le visage couvert, pointant leurs armes sur le dos des otages.

    A Paris, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, a affirmé dans un communiqué de presse: « Cette photographie a été authentifiée. Même si nous ne savons pas à quelle date elle a été réalisée, elle constitue un signe encourageant dans la mesure où elle montre tous les otages en vie ». Et d’ajouter : «Les services de l'État restent pleinement mobilisés et mettent tout en œuvre afin d'obtenir leur libération. Nous sommes par ailleurs en liaison constante avec leurs familles » .

    Pour sa part, le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a laissé entendre que la France reste dans l'attente des exigences des ravisseurs. « En dehors de l'image, nous n'avons rien d'autre, a-t-il déclaré. Nous attendons d'autres précisions, des précisions indispensables ». C’est que, les autorités françaises ont déjà indiqué qu’elles sont disposées à négocier avec les ravisseurs lorsque l’enlèvement a été revendiqué par Aqmi le 22 septembre.

    De son côté, Anne Lauvergeon, présidente d'Areva qui employait les otages, s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis les enlèvements. «Cette vidéo, malgré une qualité des images qui n'est pas très bonne, est extrêmement émouvante. Elle nous a tous remués parce qu'on est tous un peu otages avec eux » , a-t-elle déclaré. « C'est un signal encourageant, très encourageant », a-t-elle ajouté, reprenant les termes du Quai d'Orsay.

    Par ailleurs, après une rencontre avec le président nigérien Salou Djibo à Niamey, Anne Lauvergeon a vanté « la solidarité et l'unité » entre le Niger et son entreprise. Après les rapts, Areva et Niamey s'étaient rejeté la responsabilité de la faille du dispositif sécuritaire du site d'extraction d'uranium à Arlit. « La sécurité c'est à la fois une affaire d'entreprise mais c'est aussi une affaire d'Etat. (...) Tout le monde est un peu responsable », a estimé la patronne du géant nucléaire français.

    La photographie des otages a d’abord été montrée par la chaîne satellitaire Al-Jazeera du Qatar. Mise en ligne par la suite sur le site islamiste Shamikh1.net, elle illustre en outre un enregistrement sonore d'une durée de 4 minutes et 5 secondes. Dans cet enregistrement audio, les cinq Français pris en otage déclinent leur identité et affirment avoir été enlevés et être détenus par l'Aqmi, sans préciser leur lieu de détention.

    Le premier otage, Daniel Larribe, qui se présente comme ingénieur en techniques minières et géologue, enlevé en même temps que son épouse Françoise, est interrogé en français par un homme qui lui demande de dire par qui il a été enlevé. «Nous avons été enlevés la nuit dans notre logement (...) par un groupe d'Al-Qaïda au Maghreb islamique et nous sommes détenus à l'heure actuelle par Aqmi», répond-il. Les quatre autres otages français déclinent également leur identité et déclarent chacun à son tour avoir été «enlevé et détenu par Aqmi». «J'ai 62 ans et demi, je suis mariée (...) J'ai été enlevée dans mon domicile, dans ma chambre dans la cité des cadres à Arlit, à l'intérieur de ma maison par Aqmi. Je suis toujours détenue par Aqmi», dit Françoise Larribe.

    Produit par Al-Andalus media, bras médiatique de l'Aqmi, le document sonore diffusé par le site islamiste Shamikh1.net, porte la mention en français « Photos et enregistrement audio pour les otages français au Niger ». C’est probablement la raison pour laquelle les deux autres otages qui ne sont pas des Français, en l’occurrence le Malgache Jean Claude Rakotoarilalao et un ressortissant togolais , n’ont pas été interrogés par leurs ravisseurs.

     

     

     

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