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    Le Malgache Jean-Pierre Leduc, coiffeur styliste

    Un jeune malgache coupe et coiffe les cheveux des footballeurs professionnels en France

    Par Richard Claude Ratovonarivo | 01/08/2011

    En moins de quarante minutes, le jeune malgache Jean-Pierre Leduc, 31 ans, vient de réaliser un petit chef d’œuvre. Coiffeur styliste à Toulouse, il a arrangé, en se servant uniquement d’un rasoir et d’une paire de ciseaux, la chevelure d’un de ses clients pour laisser apparaître sur son cuir chevelu un portrait réussi de Bob Marley, le chanteur rasta de la Jamaïque, aujourd’hui disparu.

    Alors que l’assistance s’émerveille de cette singulière «toile vivante», l’artisan coiffeur s’attaque déjà à la tête d’un autre client. Celui-ci souhaite, pour sa part, qu’on orne sa tête de motifs géométriques. Ce qui sera chose faite au bout d’un travail rapide mais soigné d’une trentaine de minutes. Chapeau l’artiste!

    «Les coupes de cheveux appelées communément tribales, c’est une de mes spécialités, indique Leduc. J’en fais une dizaine environ par semaine. On vient même de loin pour se faire coiffer dans mon salon à Toulouse . De Bordeaux, de Paris…». Ainsi, par exemple, le footballeur international, Pascal Faindounou, évoluant à l’AS Saint-Etienne, sollicite souvent Leduc. La bouche à oreille a dû fonctionner dans les milieux du football professionnel en France, car il faut dire qu’une demi-douzaine des titulaires de l’équipe professionnelle toulousaine, en l’occurrence le Football Club de Toulouse, sont des clients réguliers de Leduc. Des joueurs connus qui ont pour nom Fabinho, Issou Dao, Albin Ebondo…

    Jean-Pierre Leduc a ouvert un salon de coiffure il y huit ans au bord d’une rue passante de la «Ville rose», à savoir la Grande rue Saint-Michel, qui traverse un quartier assez populaire, fort prisé par les jeunes. Agé de 23 ans, il venait alors de terminer une formation professionnelle de quatre ans au sein d’une école de coiffure. Cette formation a été sanctionnée par un CAP puis par un Brevet professionnel de styliste visagiste.

    «Après mes études professionnelles, je me suis tout de suite installé à mon propre compte», raconte Leduc. Bien que manquant encore d’expérience, j’ai voulu appliquer ce que j’ai appris au terme d’une solide formation. J’ai pensé que, en travaillant chez un confrère, je risquais de perdre la main car dans le métier, on confie surtout aux débutants les coupes simples de cheveux». Et de poursuivre : «Je me suis dit : ça passe ou ça casse! Pour l’instant, il semble bien que ça passe! Sinon je n’aurais pas tenu huit années». Le jeune coiffeur ajoute : «En baptisant Black Kréation mon salon de coiffure, j’ai voulu indiquer qu’un travailleur manuel et créatif y opère. J’ai voulu aussi attirer une clientèle spécifique qui, en France, affectionne particulièrement les coupes de cheveux fantaisistes».

    Quoi qu’il en soit, Black Kréation n’attire pas uniquement les adeptes des coiffures fantaisistes. C’est un salon de coiffure comme un autre qui accueille une clientèle diversifiée. La petite équipe est composée de styliste visagiste ainsi que de coloriste et permanentiste qui coiffent hommes, femmes, enfants, qu’ils soient blacks, blancs ou beurs. Ses forfaits soins lui permettent de combiner défrisage, brushing, mèches, colorations selon la demande ou les besoins. Ses produits sont naturels et professionnels, ses conseils se veulent judicieux.

    Par ailleurs, les prix affichés y sont identiques à ceux pratiqués dans les autres salons toulousains : à partir de moins de 20 € la coupe normale de cheveux. Quant aux coupes de cheveux fantaisistes, les prix ne sont pas limités. Ils peuvent atteindre parfois 300 €.

    L’artisan coiffeur se plaint du fait que les Malgaches ne représentent que moins de 1% de sa clientèle. «J’espère, nous lance-t-il à ce propos, qu’après l’article que vous allez consacrer à mes activités, la fréquentation de mes compatriotes dans mon salon de coiffure augmentera en nombre».

    C’est là, tout le mal que nous souhaitons à Jean Pierre Leduc!

     

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