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    Le logo de la Rencontre Nationale Sportive

    Grand rassemblement de la diaspora malgache à Vichy: Le «phénomène RNS» à la loupe

    Par Richard Claude Ratovonarivo, envoyé spécial à Vichy en mars 2007 | 08/04/2012

    (MADA.pro) Comme chaque année, plus de 5000 Malgaches se retrouvent durant le week-end pascal dans le cadre de la «Rencontre nationale sportive» ou RNS. Cette manifestation est ainsi devenue le plus important rassemblement de la diaspora malgache dans le monde.

    Au moment où se tient pour la énième fois dans la ville française de Vichy ce grand rendez-vous annuel sportif et culturel des Malgaches de l’étranger, intéressons-nous beaucoup plus à cet événement. Pour ce faire, nous publions ci-après un reportage, qui est tiré de Mada (magazine de la diaspora malgache ayant précédé notre site d’information) . Celui-ci a été écrit il y a cinq ans, au moment où son auteur découvrait pour la première fois cet important rassemblement festif. A notre avis, c'est un article de presse qui a su appréhender, décrire et expliquer le mieux le «phénomène RNS».

    C’est un truisme ! La RNS (Rencontre Nationale sportive) constitue le plus grand rassemblement des membres de la diaspora malgache dans le monde. La 32ème édition de cette manifestation annuelle qui s’est déroulée durant le dernier week-end pascal à Vichy l’a de nouveau confirmé.

    En fait, dix mille Malgaches environ se sont retrouvés pendant trois jours dans cette ville thermale située en Auvergne, dans le sud-est de la France. Au sein de l’immense parc omnisports Pierre Coulon plus précisément. Ils sont venus de tous les coins de l’Hexagone. Et aussi de Suisse, d’Italie, de Belgique, d’Allemagne, d’Espagne voire du Portugal.

    Parmi ceux qui ont fait le déplacement, les plus nombreux sont les jeunes. Ils sont venus à la RNS pour participer aux différentes épreuves sportives, dotées de nombreuses coupes, ou pour supporter leurs camarades en compétition. Au programme : plusieurs disciplines sportives pour enfants, adultes et vétérans des deux sexes. Il s’agit essentiellement du basket-ball, du volley-ball, du football, du tennis, du tennis de table, de la pétanque, de la natation et des arts martiaux.

    Selon M. Dadah Andriamasilalao, responsable de la coordination sportive, le nombre des sportifs inscrits a augmenté considérablement cette année puisque ces derniers étaient plus de mille cinq cents. Il a relevé, par ailleurs, le fait qu’une véritable émulation existe car l’esprit de compétition qui porte à égaler ou à surpasser les adversaires prédomine de plus en plus chez les participants. «Gagner est devenu un véritable enjeu capital, a-t-il précisé. A tel point que tout est mis en œuvre par les compétiteurs pour figurer au palmarès de la RNS». Et d’ajouter: «Tant que les moyens utilisés par ces derniers sont conformes à l’esprit sportif, le comité d’organisation n’a rien à dire. Mais dès que celui-ci a connaissance de pratiques déloyales, il est obligé d’intervenir voire de sévir».

    A ce sujet, un comité d’éthique, dirigé par M. Dera Ramandraivonona, a été mis en place pour débusquer les adeptes des pratiques anti-sportives. Mais, il n’est intervenu que pour des problèmes mineurs, comme par exemple, celui concernant une dizaine de licences falsifiées. Ou encore pour statuer sur quelques réclamations. «Ici tout est clean, a dit M. Olivier Ramanana Rahary, responsable du bureau exécutif. En fait, je vois mal par exemple des participants recourir au dopage. La RNS n’est pas les Jeux Olympiques. Sa devise - à savoir «amitié d’abord, compétition après » - trouve un écho profond dans l’esprit de chacun».

    Parallèlement aux épreuves sportives, les manifestations artistiques et culturelles ont aussi occupé une place importante dans la programmation de la RNS. Selon Mme Bodo Ramiandrasoa et Voahirana Ramarlina, coordinatrice des activités culturelles, la grande innovation de cette année réside dans l’organisation de trois concours : chants, chorégraphie, battle hip hop et break-dance. «On peut aisément constater, ont-elles indiqué, que les jeunes sont à l’honneur. En fait, ces concours visent à faire connaître des jeunes talents et à montrer que la diaspora dispose d’un vivier important en la matière».

    Au niveau de l’animation culturelle, quelques groupes, issus d’associations, tels que Efa, Lalao Mahafinaritra, Jacky Razafiniaina, Black Vanilla, Fleurs des îles, Moramora, ont pu montrer leurs talents à travers des représentations de chants, de danses et de saynètes, qui ont été suivies par une assistance nombreuse.

    Pour leur part, les membres de la section française de l’Union des poètes et écrivains de Madagascar (UPEM) se sont fait particulièrement remarquer. En faisant de l’animation, les chevaliers de la plume ont aussi montré, à plusieurs reprises, leur talent oratoire en déclamant des poèmes et en récitant des contes. Mais, M. Rafarilahy de Grenoble a tenu à mettre en évidence la prouesse réalisée par le président de ce groupement, M. François Xavier Razafimahatratra. «Il a, s’empresse-t-il d’expliquer, réussi à organiser à la RNS une conférence-débat sur la jeunesse malgache en France. Tenir une réunion aussi sérieuse est une véritable gageure étant donné l’ambiance festive des lieux».

    Pour les artistes participants, l’importance de leur passage à Vichy est évidente. A ce sujet, le témoignage de la danseuse Elisah, membre de Fleurs des îles, compagnie de Toulouse, est édifiant. «Je pense, a-t-elle dit, que les organisateurs et le public ont été satisfaits par la prestation de notre groupe à tel point que nous étions invités à nous produire plus d’une fois à Vichy. Notre dernière prestation a eu lieu, peu avant celle de Jaojoby, dans le cadre du grand bal de clôture où nous avons obtenu un grand succès. Depuis sa création, notre groupe a déjà donné des représentations dans quelques villes françaises. Mais la RNS a notamment été pour nous un véritable tremplin pour nous faire connaître de l’ensemble de la communauté malgache en France».

    Le clou de la fête a été sans conteste les deux bals de clôture organisés simultanément au Palais du lac et au Centre omnisports. Le premier a été une soirée orchestre animée par Gasy music avec la participation de Jaojoby et DJ Dina international. Le second a été une soirée discothèque animée par Rodman et R’Al.

    Avec la programmation d’activités aussi variées, venir à Vichy n’a pas été le seul apanage des jeunes. Des centaines d’adultes se sont également déplacés pour la RNS. Souvent, par familles entières. Ils se sont ainsi adonnés à une habitude coutumière à laquelle les Malgaches, au pays comme à l’étranger, sont très attachés : s’évader de son lieu de résidence pour partir en villégiature pendant le week-end pascal. D’autres motifs ont été évoqués. Certains sont parfois surprenants comme celui avancé par Mme Brigitte R… de Paris : les membres de la fratrie de son mari, dispersés à travers le territoire français, profitent chaque année de la RNS pour organiser régulièrement une réunion de famille.

    Pour les excursionnistes, l’immense site d’accueil de la RNS s’est avéré fonctionnel. Il a offert, outre de places de parking en nombre suffisant, des parcs aménagés et des pelouses ombragées. «Le beau temps aidant car l’ensoleillement est comme en période estivale, tout ici incite à la flânerie, a reconnu Mme Hanta S…, une mère de famille de Nice, venue pour la première fois à Vichy avec ses trois filles. La flânerie permet par ailleurs des rencontres et même des retrouvailles avec des connaissances qu’on a perdu de vue depuis bien longtemps».

    Ici et là, des groupes se forment. De nombreuses personnes s’installent à même le sol, sur le gazon bien entretenu. Ils pique-niquent. Le pique-nique est en fait favorisé par l’existence, non loin du lieu de rassemblement, d’un centre commercial, qui facilite grandement le ravitaillement en victuailles.

    Dans le lot des pique-niqueurs, un groupe de Malgaches, noyé dans une fumée épaisse et envahi par les décibels de musique entraînante, se fait remarquer. L’un d’entre eux, l’animateur Alain DJ R’Al, raconte : «Nous sommes une cinquantaine de jeunes de Marseille, faisant partie de l’association Vatosoa et celle des anciens du Collège St Michel d’Antananarivo. Nous avons emmené avec nous ustensiles et victuailles afin de pouvoir faire des grillades. Chaque jour, nous consommons une soixantaine de cuisses de poulet et autant de tranches de beefsteak ou de côtes de mouton. Entre jeunes, nous entretenons une ambiance formidable».

    Mais, le repas en plein air ne s’est pas uniquement passer sur l’herbe. Une demi-douzaine de restaurants et de buvettes à ciel ouvert ont été installés sur le site du rassemblement, en plus d’un autre restaurant qui n’a pas servi à l’extérieur mais en salle. Ouverts de huit heures à minuit, ils servent uniquement de la cuisine malgache.

    Selon M. Naina Rabemanantsoa, coordinateur général de la RNS 2007, les traiteurs malgaches sélectionnés possèdent tous des sérieuses références. Ils ont été proposés par des associations et choisis après appel d’offres avec des cahiers de charges bien précis. Par ailleurs, les services officiels de la municipalité de Vichy effectuent des contrôles quotidiens concernant l’hygiène alimentaire et la propreté des lieux de préparation, de cuisson, de conservation et de restauration.

    Ainsi, l’association Rodobe de Nosuel (agglomération de la région parisienne) a dressé ses tables autour d’un chapiteau trônant au beau milieu du site. Ici, le menu classique composé d’une entrée, d’un plat de résistance et d’un dessert à 5,5 € a été le plus demandé dans la journée et la soupe de tendon (silamanga) le soir. Selon les responsables, MM. Justin Raharinosy et Tsiory Ramandiamanana, Rodobe a quotidiennement servi 1200 repas en moyenne. «En raison du beau temps, ont-ils signalé, l’affluence a été importante. Celle-ci a augmenté du simple au double par rapport à notre prévision. Mais, habitués de la RNS, nous n’étions point débordés et l’attente n’a pas été longue pour nos clients. C’est que, nous sommes venus de Paris avec une armada de vingt-trois personnes». Et d’ajouter: «Notre chiffre d’affaires a beaucoup augmenté par rapport à l’année dernière. Il n’ y a pas de raison pour que nous ne revenions pas à Vichy l’année prochaine».

    Quant à Cuisine de Nirina de Nantes, le plat du jour accompagné d’un bouillon et de la rougaille à 5 €, a été le plus prisé dans la journée et la soupe de légumes le soir. Mais le resto a été handicapé en raison de sa situation quelque peu excentrée. «C’est la première fois que je viens à la RNS où je suis accompagnée d’un personnel au nombre de cinq, a déclaré la restauratrice, Mme Nirina Rabearivelo. J’ai investi dans l’opération 3000 € et je ne suis pas rentrée dans mes frais. Mais, l’expérience a été pour moi enrichissante. Je reviendrai l’année prochaine».

    Le froid et la pluie n’ont pas été de la partie durant les trois jours de festivités. Mais l’unique restaurant en salle Imaintsoanala n’a pas pour autant désempli. L’un des responsables, M. Manitra Andriatsimalia de Toulouse qui est à son énième RNS, en a donné la raison : «Nous étions bien placés, à côté de l’entrée principale du Palais des sports où se déroulent les cérémonies d’ouverture et de clôture ainsi que les plus importantes rencontres sportives. En raison des va-et-vient incessants, nous avons misé sur la restauration rapide avec des plats du jour à 3,50 €. Ainsi que sur les sandwichs et autres coupe-faim dont les Malgaches sont friands. Le soir, le fameux riz aux brèdes accompagné de saucisses (vary amin’anana) est très demandé».

    A Vichy, les participants ont pu joindre l’utile à l’agréable. C’est que, comme chaque année, ils ont été sollicités par les commerciaux de différentes entreprises. Cette année, ceux de grandes sociétés installées à Madagascar, ciblant les membres de la communauté malgache de l’hexagone, ont été les plus actifs et entreprenants. Ces derniers ont tenu des stands dans un grand chapiteau aménagé à cet effet. Il s’agit notamment du laboratoire pharmaceutique Homeopharma (distribution de produits à base des plantes et des huiles essentielles de Madagascar), de la banque BFV- Société générale (lancement d’un nouveau produit spécifique d’épargne), et enfin, du promoteur immobilier Getim (construction et vente d’habitations neuves dans la Grande Ile). D’autres entreprises, installées en France mais dirigées par des Malgaches, ont aussi aménagé des espaces de vente à Vichy.

    "De tous les exposants, a déclaré M. Raveloson de Dunkerque, Homeopharma a le plus suscité mon intérêt. C’est que, j’ai pu discuter librement avec son grand patron qui a fait le déplacement de Vichy. Il est venu avec ses collaborateurs pour présenter un peu plus d’un millier de produits concernant deux cent cinquante références, fabriqués par son laboratoire à Madagascar, dont les prix sont compris entre 4 € pour une tisane et 12, 50 € pour la fameuse potion Vahona. J’ai par ailleurs appris que ledit laboratoire vend en ligne sa production sur son site Internet. Et que les produits commandés par les internautes partent d’une plateforme de distribution basée à Lyon afin qu’ils parviennent à leurs destinataires au plus tard 48 heures après leur achat».

    Pour sa part, Mme Rakotonaivo de Lyon, a fait part de l’intérêt qu’elle porte au stand de l’UPEM-France en ces termes : «C’est une bonne idée de venir promouvoir les ouvrages de plusieurs auteurs malgaches. De plus, en faisant de l’animation permanente, l’association a su capter l’attention des gens».

    Du côté des exposants, on affiche sa satisfaction. «Notre stand a connu une grande affluence, a annoncé l’un des directeurs de Cap Madagascar, M ; Zo Rabarijaona. Nous avons enregistré de nombreuses réservations de billets d’avion pour Madagascar. L’approche des vacances y est pour quelque chose».

    La même satisfaction est partagée par d’autres entreprises encore peu connues qui ont loué des emplacements de vente. Ainsi, M. Luc Razakarivony, gérant de Sary 92, a confié : «En tant que dessinateur de bande dessinée, j’ai pu à Vichy me faire connaître auprès d’un large public. En tant qu’éditeur, j’ai pu y vendre des albums de BD que j’édite». De son côté, M. Gilbert Rakotomalala, directeur de auzoma.com, a déclaré : «Notre site est le seul au monde qui vende en ligne uniquement des produits malgaches en grande quantité. Plus de neuf cents articles différents y sont répertoriés. Nous avons bien fait de venir à la RNS pour prendre contact physiquement avec des clients potentiels que sont les Malgaches de France. Jusqu’à maintenant, notre portefeuille de clientèle est essentiellement composée de ressortissants étrangers».

    Chez les responsables d’associations qui tiennent des stands pour vendre essentiellement des produits de l’artisanat malgache, on se montre aussi satisfait. A l’instar de Mme Doris Rakotovao de l’Alliance internationale des femmes de France et Madagascar (AIFFM). «Je suis contente, a-t-elle dit, d’avoir pu écouler un maximum de bijoux en corne de zébu de ma création. Ces derniers coûtent entre 3 € pour une pique à cheveux à 45€ pour un collier d’art».

    Au moment où la RNS s’est achevé, les organisateurs se sont flattés de n’avoir pas été confrontés à des problèmes majeurs. «A part les incivilités de certains automobilistes qui ont garé le premier jour leurs véhicules sur une voie à grande circulation où le stationnement est interdit, les participants se sont bien comportés en général, nous ont-ils déclarés. Nous n’avons recensé ni déprédations, ni bagarres, ni troubles. Bref le comportement de la grande majorité des participants a été exemplaire. Qu’ils soient tous remerciés ici !».

    A l’heure du bilan, le Comité Exécutif National (CEN) de la RNS a fait son compte. Selon le président de son bureau exécutif, M. Olivier Ramanana Rahary, l’événement a nécessité un budget de 60 à 70 000 €. Ce budget a pu être bouclé grâce au soutien des partenaires institutionnels (conseil régional d’Auvergne ; conseil général de l’Allier ; municipalités de Vichy, Bellerive sur Allier et Cusset…) ; au parrainage de plusieurs entreprises (Western Union, Air Madagascar, Vichy Tourisme, Jacaranda Madagascar, BFV-SG, Getim Immobilier, Cap Madagascar, Intermarché, Homeopharma…) ; et enfin, aux rentrées pécuniaires diverses (recettes provenant de l’organisation de manifestations payantes, de la location des stands, des frais d’inscription des participants…).

    Au niveau des dépenses, les principales sorties d’argent ont servi à payer les frais de location des infrastructures d’accueil, les rémunérations des agents de sécurité et de nettoyage ; et enfin, les achats divers (coupes, trophées et matériels sportifs tels les ballons et les filets).

    «Notre budget de fonctionnement n’est pas important mais nous sommes arrivés à équilibrer les recettes et les dépenses, a commenté M. Ramanana Rahary. Le CEM qui est une fédération des associations malgaches participant à l’événement dit RNS, n’a pas vocation à faire des bénéfices. . Il est un groupement à but non lucratif, régi par la loi du 1er juillet 1901. C’est ainsi que les quelque soixante-deux coordinateurs sont tous des bénévoles et sont venus à leurs propres frais à Vichy ; Idem pour les nombreuses personnes qui apportent, dans l’ombre, leur contribution pour le bon déroulement de la RNS ».

    A peine le rideau de la RNS de 2007 baissé, les organisateurs pensent déjà à celle de l’année prochaine. Celle-ci se tiendra t-elle encore à Vichy où ont été organisées les quatre dernières éditions ? «Ce n’est pas certain, nous a lancé M. Olivier Razafindranaivo, président du conseil d’administration du CEN. Nos partenaires institutionnels ont émis des réserves car le week-end pascal coïncidera en 2008 avec la période de la campagne électorale pour les élections municipales. Certaines installations du site de rassemblement qui appartiennent à la municipalité de Vichy, pourraient à cette occasion être utilisées à d’autres fins».

    L’occasion est sans doute trouvée pour renouer avec une rencontre organisée chaque année dans une ville différente. Cette organisation tournante pourrait amener un bon nombre de participants qui se sont abstenus de se rendre à Vichy pour la énième fois, d’assister de nouveau à la RNS. L’idée est, semble-t-il, étudiée sérieusement par les organisateurs. Mais, par expérience, ces derniers savent qu’il est difficile de trouver un site comme celui de Vichy où plus de dix mille personnes peuvent se réunir dans un emplacement unique. De plus, trouver chaque année de nouveaux partenaires institutionnels n’est pas une mince affaire.

    Quoi qu’il en soit, la pérennité de la RNS est à sauvegarder à tout prix. C’est une organisation originale, devenue une véritable institution, qui fait des envieux. En témoignage, les propos de M. Toufik Mahfoufi, régisseur opération marketing pour Western Union France qui sponsorise la RNS : «Je viens pour la troisième fois à la RNS. En tant qu’Algérien, j’éprouve de la jalousie envers les immigrés malgaches de France qui réussissent chaque année à entreprendre leur grand rassemblement au niveau européen. Dans notre communauté, nous n’arrivons même pas à nous rassembler au niveau d’une région».

     

     

     

     

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