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    Le zona se manifeste par des éruptions douloureuses sur la peau le long d'un nerf ou d'un ganglion nerveux.

    Le Zona : Causé par la réactivation du virus de la varicelle, il n’est pas une maladie de la peau

    | 20/02/2011

    (MADA.pro) Contrairement à une idée largement répandue, le zona n’est pas une maladie de la peau et n'est que faiblement contagieux. C'est en fait une maladie infectieuse causée par le virus Herpes zoster. L'Herpes zoster est le virus responsable de la varicelle.

    LES CAUSES

    Le zona est lié à une perte progressive de l'immunité vis-à-vis du virus de la varicelle. Il est donc causé par la réactivation dudit virus. Ceci se produit quand le système immunitaire perd sa capacité, en raison de l’âge ou d’une maladie, à contrôler le virus qui peut rester dormant pendant plusieurs années. Près d’une personne sur cinq aura le zona au cours de sa vie et 1 % des gens atteints l’auront plus d’une fois. C’est à partir de l’âge de 50 ans que les risques augmentent. A 85 ans, plus de 50 % des hommes et des femmes auront eu un épisode de zona.

    Le virus peut être réactivé chez toute personne dont le système immunitaire est affaibli (même les enfants dans de très rares cas). C’est pourquoi, le zona est très fréquent chez les cancéreux et les sidéens.

    LES FACTEURS AGGRAVANTS

    Les facteurs aggravants de la maladie sont essentiellement :

    -l’âge (les deux tiers des gens touchés ont plus de 60 ans) ;
    -une maladie entraînant un affaiblissement du système immunitaire (cancer, VIH, etc) ;
    -des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie ;
    -la prise des médicaments à base de corticostéroïdes ou des immunodépresseurs;
    -une période de stress ou de tension émotionnelle intense.

    LES SYMPTOMES

    Le zona est une maladie virale provoquant de la douleur. Il se manifeste par des éruptions douloureuses sur la peau le long d'un nerf ou d'un ganglion nerveux. Il touche le plus souvent le thorax, mais peut aussi se manifester sur le dos, les fesses, la nuque et parfois le visage et le cuir chevelu.

    Une sensation de brûlure, des picotements ou une sensibilité accrue sur une bande de peau le long du nerf infecté, généralement sur un seul côté du corps.

    D’un à trois jours plus tard, une rougeur diffuse apparaît sur cette même région de la peau.

    Puis, plusieurs vésicules rouges remplies de liquide clair, semblables à celles de la varicelle, font éruption. Ces vésicules, regroupées en grappes, provoquent des démangeaisons, puis s'assèchent et disparaissent au bout de deux à trois semaines.

    Une douleur locale aiguë, de durée et d'intensité variables, est ressentie par 60 % à 90 % des gens atteints de zona. La douleur peut ressembler à celle d'une brûlure ou se faire sentir par des élancements aigus. Parfois, elle est si forte qu'elle peut être confondue avec une crise cardiaque, une appendicite ou une sciatique.

    Parfois, le malade a de la fièvre et des maux de tête.

    Chez environ 20 % des personnes atteintes du zona, la douleur persiste durant un ou plusieurs mois après la guérison des lésions : c'est la névralgie post-herpétique. La douleur serait causée par l'endommagement des fibres nerveuses qui envoient des messages de douleur, même si les lésions à la peau ont disparu. Certaines personnes comparent ces douleurs à de véritables décharges électriques. Chez les personnes qui en souffrent, la chaleur, le froid, le simple frottement de vêtements ou le souffle du vent peuvent devenir insupportables.

    LA CONTAGION

    Le liquide à l'intérieur des vésicules cutanées contient des particules virales. Les personnes qui ont un zona doivent éviter les contacts physiques avec toute personne qui n'a pas eu la varicelle et dont l'infection pourrait entraîner des conséquences sérieuses, comme les femmes enceintes (l'infection peut être dangereuse pour le fœtus), les personnes avec un système immunitaire faible et les nouveau-nés.

    LES TRAITEMENTS MEDICAUX

    On doit consulter un médecin dès l'apparition des premiers symptômes du zona car le traitement est bien codifié. Un traitement antiviral, pris dès les premiers symptômes du zona, limite l’apparition et la durée des douleurs post-herpétiques. Plus le traitement est précoce, meilleure est son efficacité.

    Afin de réduire la douleur et diminuer les douleurs post-herpétiques, le médecin prescrira au malade des médicaments antiviraux et corticostéroïdes. Ou bien des analgésiques (comme l’acétaminophène) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l’ibuprofène) qui diminuent les douleurs légères ou modérées. Si la douleur est trop intense, il peut aller jusqu’à prescrire de la morphine et des antidépresseurs.

    Pour éviter des complications aux yeux, le malade doit absolument voir un ophtalmologiste dès que le zona touche la partie supérieure du visage.

    LES CONSEILS PRATIQUES

    • Consulter un médecin dès l’apparition des lésions. Pour maîtriser l’infection virale, le traitement doit commencer dans les 24 à 72 heures suivant l’éruption cutanée.

    • Proscrire les rayons ultraviolets. Évitez toute exposition aux rayons ultraviolets (soleil, salon de bronzage, etc.), qui ne feraient qu’augmenter l’inflammation.

    Stade 1

    • Prendre des analgésiques. Le zona peut entraîner de très fortes douleurs qui peuvent être soulagées par des comprimés d’acétaminophène 500 mg (2 comprimés 4 fois par jour au maximum). Si la douleur persiste, le médecin prescrira des analgésiques à base de codéïne ou d’autres narcotiques.

    Stade 2

    • Ne pas crever les cloques. Les lésions risqueraient de s’infecter rapidement. Laissez les cloques guérir par elles-mêmes, cela vaut mieux.

    • Pour obtenir un soulagement, vous pouvez suivre les conseils suivants :

    - appliquez de la calamine sur les lésions plusieurs fois par jour. Cette lotion a pour effet de calmer les démangeaisons et de dessécher les lésions. On la trouve en pharmacie en vente libre ;

    - appliquez une lotion à base de phénol et de menthol, comme le Nutriderm par exemple, lorsque les cloques seront desséchées et qu’il y aura formation de croûte ;

    - prenez un bain auquel vous aurez ajouté un peu de fécule de maïs ou d’avoine colloïdale, comme l’Aveeno. Restez-y au moins une vingtaine de minutes. Laissez-vous tremper dans la baignoire une demi-heure avant de vous mettre au lit et prenez un analgésique ; cela vous permettra certainement de mieux dormir ;

    - appliquez une compresse humide (eau froide) sur les cloques crevées. Vous pouvez également, au besoin, faire des compresses de Domeboro, une solution astringente que l’on dilue dans l’eau (ce produit se vend en pharmacie, en poudre ou en pastilles) ;

    - appliquez (après les compresses) l’onguent antibiotique que le médecin vous aura suggéré ou prescrit, pour éviter que les lésions ne s’infectent et pour accélérer la cicatrisation. Recouvrez les lésions d’une gaze ou d’un bandage, car le contact de l’air ravive la douleur. Ne pas appliquer de produits irritants, comme le Caladryl.

    Stade 3

    Frotter la peau vigoureusement avec de la glace. Si vous éprouvez encore de la douleur une fois les cloques disparues, mettez de la glace dans un sac en plastique et frottez-en la peau vigoureusement. Ce traitement permet de diminuer l’inflammation du nerf atteint.

    Enfin, consultez un médecin si les douleurs persistent au-delà d’un mois après la guérison des lésions.

    LA PREVENTION

    Afin de prévenir le zona, la vaccination contre la varicelle est recommandée après 50 ans.

     

     

     

     

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