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  • EDITORIAUX DES JOURNAUX MALGACHES

    LA NATION

    Négocier une sortie honorable

    Par J.Nantenaina | 24/05/2013

    Le régime de Transition se trouve dans l’impasse. Il vient de se mettre à dos toute la Communauté internationale en organisant maladroitement une manifestation d’interpellation à l’endroit des diplomates étrangers. Au niveau national, ce régime transitoire, parvenu au pouvoir par un coup de force, est déjà honni depuis longtemps. Et en commettant la bourde d’avant-hier, le régime a signé son arrêt de mort au niveau international.

    Dorénavant, Andry Nirina Rajoelina et ses proches collaborateurs doivent admettre que leur unique solution est de négocier une sortie honorable, afin d’éviter le pire. Pourtant, l’initiative des tenants du régime est actuellement comparable à celle de Mouamar El Khadafi, avant sa mort atroce, et à celle de Bachar Al Assad, qui continue de se battre à mort, pour défendre un régime plus qu’impopulaire. C’est le jusqu’auboutisme qui anime encore actuellement Andry Rajoelina, à l’instar de tous les dictateurs déchus de la planète. La seule différence est que Madagascar n’est pas encore actuellement le théâtre d’une guerre civile sanglante comme en Syrie ou en Lybie il y a deux ans. Rien n’est toutefois exclu, compte tenu du chaos politique actuel. La situation peut ainsi déboucher sur n’importe quoi. Tant l’issue est incertaine pour tous les camps impliqués dans la crise. Afin d’éviter le pire, les dirigeants de la Transition ont encore une option. A savoir négocier une sortie honorable. Tout est question de négociation. La question qui se pose est de savoir s’ils ont le courage de s’y mettre. Sur le plan politique, en effet, c’est une démarche compliquée et, à la limite, rabaissant. Mais elle s’avère incontournable dans certaines circonstances. Andry Nirina Rajoelina et ses amis ont encore le choix actuellement. Mais c’est à eux de choisir. Ils doivent comprendre que ce n’est pas en fonçant, tête baissée, que l’on peut avoir raison politiquement. Ils doivent savoir que tous les dirigeants de la planète qui ont adopté le jusqu’auboutisme ont mal fini. Le sort de Khadaffi a été une tragédie pour tous les gens sensés du monde et, plus particulièrement, pour les dirigeants qui lui ont conseillé de s’en aller prudemment. Ce genre de catastrophe politique aurait pu être évité si l’ancien homme fort de la Lybie avait su négocier avec ses adversaires. Mais la même situation risque de se rééditer en Syrie, avec l’entêtement de Bachar Al Assad. Les dirigeants de la Transition devraient à leur tour s’inspirer de ces cas désespérés. Mais, y pensent-ils vraiment ?

    MIDI MADAGASIKARA

    Pas de démission

    Par Zo Rakotoseheno | 24/05/2013

    Qui des candidats à la présidentielle concernés démissionnera en premier ? « Les 60 jours avant le scrutin » du 24 juillet requis par la Constitution et le code électoral pour la démission des candidats qui assument un mandat public commencent aujourd’hui. Le président du CST Dolin Rasolosoa, candidat à la présidentielle a déjà fait savoir qu’il ne quittera pas encore ses fonctions. Les membres du CST se préparent à une élection pour son remplacement durant la période de vacance. La Cour électorale spéciale qui ne veut pas non plus lâcher ses responsabilités rappelle dans un communiqué que les démissions sont à déposer au Greffe de la Cour. Qui fera le premier pas ?

    Ce ne sera sans doute pas non plus Andry Rajoelina. Le projet d’Ordonnance qu’il a voulu faire passer pour défendre ses intérêts et ses privilèges s’il démissionne a rencontré de la réticence au gouvernement. Il a examiné d’autres projets de loi avec le futur «Triumvirat» qui devrait logiquement prendre les rênes du pouvoir après sa démission. Mais ces projets n’ont pas encore été transmis au Parlement pour examen et adoption. Andry Rajoelina est ciblé personnellement par la communauté internationale qui demande le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle. Il fait partie des 109 personnalités sanctionnées par l’Union africaine pour avoir accédé au pouvoir d’une manière anticonstitutionnelle. Plusieurs autres candidats à la présidentielle concernés par ces sanctions risquent de devoir se retirer de la compétition électorale. Mais la communauté internationale qui menace de suspendre son financement des élections donne l’impression de les avoir oubliés en ne s’attaquant dans le lot des sanctionnés qu’au président de la Transition candidat. Et à deux autres candidats qui n’ont rien à se reprocher. L’une, Lalao Ravalomanana, est une citoyenne à part entière jouissant de tous ses droits et n’ayant pas de problème avec la justice. Dans une lettre envoyée au Commissaire du CPS de l’Union africaine, le Chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo qui défend la candidature de Lalao Ravalomanana estime qu’il importe de ne point amalgamer les cas radicalement distincts des candidats visés à travers des motifs pour le moins contradictoires pour éviter toute approximation, analyse et appréciations parcellaires. Quant au troisième candidat visé par la communauté internationale, Didier Ratsiraka, il est un exilé politique autorisé à rentrer au pays contrairement à Marc Ravalomanana. Sa candidature a été acceptée par la CES dans un souci d’apaisement. Andry Rajoelina serait prêt à se retirer. Très remonté contre la communauté internationale, il n’envisage pas moins la tenue d’une élection sans financement étranger. N’est ce pas déjà un pas vers le report du scrutin du 24 juillet prochain ? Le week-end à venir pourrait être dans ce cas celui des grandes déclarations pour que personne ne démissionne de leurs fonctions maintenant. Wait and see !

    LA GAZETTE DE LA GRANDE ILE

    Fâchés avec l’histoire

    Par Anaïs T. | 24/05/2013

    Les historiens auront du pain sur la planche lorsqu’ils vont devoir écrire l’histoire de Madagascar ou plutôt l’histoire de la transition la plus longue qu’a vécue le pays. Les élèves qui liront les livres d’histoire ou qui apprendront l’histoire de cette folle période vont devoir s’accrocher pour retenir les dates clés, si dates clés il y a, pour retenir les personnages clés, pour retenir les différentes déclarations clés, etc.

    Les élèves vont apprendre d’abord que cette longue période a commencé par un mouvement populaire à Ambohijatovo, une place qui par la suite a été dénommée démocratie mais qui est loin d’être une place de la démocratie, ils découvriront plutôt une place aux grilles fermées qui en réalité est un parc d’attraction. Les élèves vont apprendre qu’une foule monstre s’est déplacée vers la place du 13-Mai qui les renvoie à l’histoire du 13 mai 1972 et aux renversements des différents régimes du fait des mouvements de contestation menés sur ladite place. Ils découvriront que sur la place du 13-Mai, il y a le plus grand jet d’eau de la capitale, une attraction à regarder derrière les grilles et où les touristes se font prendre en photo non pour la place du 13-Mai mais pour le jet d’eau. Ils apprendront qu’on peut siéger au Parlement sans être élu et voter des lois, censées refléter la volonté générale, sans pour autant représenter qui que ce soit, et surtout vivre aux crochets des contribuables en touchant des indemnités faramineuses.

    Mais le plus dur est de retracer les différents statuts du président de la transition, non élu, issu d’un mouvement populaire et sa versatilité. D’abord président de la haute autorité de la transition, ensuite chef de mouvance après Maputo, puis affublé de co-présidents de quelques semaines, redevenu l’unique président de la HAT et enfin président de la transition et chef de l’Etat avec la feuille de route. Difficile également de retenir les déclarations qui changent au gré des événements : plier et « se sacrifier » pour obtenir la reconnaissance internationale, parfois brandir la souveraineté nationale pour dénoncer l’ingérence extérieure, avoir à déclarer, à trois années d’intervalle, ne pas se lancer dans la course présidentielle : une en mai 2010 et une autre en janvier 2013 puis se retrouver finalement quatre mois après sur la liste des candidats à la présidentielle bien après le délai légal.

    Pour des gamins qui ont déjà du mal à apprendre les cours d’histoire, définitivement ils seront fâchés avec l’histoire.

    L'EXPRESS DE MADAGASCAR

    Pouvoir laxatif

    Par Sylvain Ranjalahy | 24/05/2013

    Il fallait y penser. La communauté internationale aurait du interdire ceux qui n'ont pas signé la Feuille de route et on n'en serait pas à cet imbroglio inextricable qui met le pays en péril aujourd'hui. Plus on approche de la date du scrutin, plus il devient incertain. La situation est plus que jamais bloquée. Un nouveau paramètre est entré en jeu cette semaine avec le quatuor visiblement investi d'un certain pouvoir et qui méne de nouvelles négociations en vue de débloquer l'engrenage.

    Mais tout semble se diriger vers l'abandon de la Feuille de route et la Transition consensuelle. La controverse autour des démissions des autorités politiques ainsi que la demande de retrait des candidatures de Rajoelina, Ratsiraka et Lalao Ravalomanana ont complètement plongé le processus électoral dans une impasse. La Commission eléctorale nationale indépendante a du adresser un ultimatum de 48 heures aux acteurs politiques en général et aux candidats à l'élection présidentielle en particulier. Ceux-ci sont restés indifférents exceptés Rajoelina venu au Carlton, suite à l'appel du quatuor et et qui serait prêt à retirer sa candidature selon certaines sources contrairement aux deux autres candidats incriminés.

    L'ultimatum de la Cenit a en tout cas largement expiré depuis mardi. L'opinion attend sa conclusion. De deux choses l'une. Soit elle annonce le report de l'élection étant donné que le délai pour imprimer les bulletins est impossible à tenir selon ses affirmations. Soit elle confirme la tenue de l'élection avec les candidatures validées par la CES. Soit elle annonce l'arrêt du processus électoral faute de budget. Le constat est que l'élection présidentielle est bloquée étant donné qu'on peut attendre une éternité mais aucun des trois candidats ne retirera son dossier.

    En revanche, les élections législatives dont le processus est enclenché avec le dépôt des candidatures, ne sont pas en principe concernées par le litige qui entrave la sortie de crise. À moins bien sûr que les trois candidats reportent leur dossier sur les législatives s'ls se retirent. Eh oui, on n'est pas à une bêtise près après les nombreuses erreurs commises. L'idée de faire passer les législatives avant la présidentielle n'est finalement pas aussi insensée que cela. Une majorité parlementaire se dégagera à l'assemblée de laquelle sortira le Premier ministre qui aura une réelle indépendance par rapport au président si ce dernier est né « de père inconnu » par la suite.

    On procédera ensuite aux autres élections comme les régionales, les communales, les sénatoriales pour arriver à constituer un noyau de grands électeurs qui éliront le Président. Cela réduira de facto le nombre de candidats étant donné que ceux qui n'auront pas d'élus n'ont aucune chance, même si on sait que les voix de grands électeurs peuvent très bien s'acheter comme celles de l'électeur lambda qui joue à la loterie pour choisir entre 41 candidats.

    Il n'est pas encore trop tard pour sauver ce qui peut encore l'être avant que le pays ne s'enlise dans une situation sans issue et encoure une grave crise sociale avec les sanctions internationales en vue. Elles viseront peut-être les dirigeants mais les conséquences toucheront surtout la population. Le transport aérien international, le commerce international, les investissements directs, la parité de la monnaie, l'importation de carburant... sont autant de domaines qui s'exposent à des risques réels au cas où les choses prennent de nouveau une allure unilatérale. Il faut voir plus loin que le lendemain d'une démission ou deux mois sans pouvoir. Des fois le pouvoir laxatif est plus intéressant que les pouvoirs législatif et exécutif puisqu'il ne passe pas par une élection. À preuve.

    COURRIER DE MADAGASCAR

    Toute seule comme une grande!

    Par N. Randria | 24/05/2013

    Le projet de loi organique relatif à la vacance de pouvoir à la tête de l’Etat, initié par le ministre de l’Intérieur, ayant été rejeté par le gouvernement, l’opinion est en attente de son passage au sein du parlement qui décidera ainsi des obligations des autorités politiques candidats aux élections.

    Néanmoins, ce rejet par le gouvernement témoigne d’un aveu d’échec des fervents partisans de Rajoelina au sein du gouvernement, et en particulier de la ministre de la Justice Razanamahasoa Christine. En effet, cette magistrate, la plus fidèle d’entre les fidèles au président de la Transition connaît à n’en pas douter les arcanes et toutes les ficelles possibles pour « faire passer » les projets de loi au sein du gouvernement. Néanmoins, elle n’a pas su – ou pas pu – protéger son « maître » qui se trouve ainsi à la merci des parlementaires qui ne lui accorderont pas de faveur. Pour autant, elle aura toujours l’oreille du locataire d’Ambohitsorohitra malgré tout car elle figure parmi les compagnons de lutte des premières heures de la Révolution Orange. A ce titre, elle peut se vanter d’être toujours restée auprès de son leader, même au détriment de la ligne de son parti, en cette période où d’autres n’ont pas hésité à le lâcher. Ce qui fait dire à certains observateurs qu’il n’y a pas d’idéologie qui tient quand d’autres préoccupations sont considérées plus importantes.

    En somme, elle renie son Leader Fanilo de parti pour rester auprès de son autre leader, celui qui lui a permis d’être ce qu’elle est depuis voilà bientôt quatre ans, c'est-à-dire, celle qui est à la tête d’un département où tout doit passer : tous les textes à examiner aussi bien par les deux Chambres du parlement que par le gouvernement. Une importance capitale au sein de cette transition qui permet qu’on se passe de ses anciens coreligionnaires. Et de certaines éthiques.

    LES NOUVELLES

    Il y a élection et élection

    Par Andry Rabeson | 24/05/2013

    Quelles sont les premières images qui viennent toute de suite à l’esprit d’un Américain quand on parle d’élection ? La liste est longue, mais on peut citer comme exemple la démocratie, la liberté d’expression et l’Etat de droit.

    Et les réponses ne sont pas les mêmes dans d’autres pays comme l’Irak par exemple. En fait, dans ce pays ravagé par la guerre, une élection signifie attentats et instabilité politique. Des exemples du même genre font partie du registre. Mais si on pose cette question aux Malgaches, d’autant plus que la Grande île est au tournant de son histoire…

    Pour vous, une élection située dans le contexte actuel reflète quelle image, et ce après quatre années de crise ? Peut-être qu’aucun citoyen ni politicien ne va répondre comme illustration la fierté nationale. Il faut dire les choses en face, cette élection censée sortir Madagascar de la crise ne fait que l’enfoncer davantage. En un mot, elle est une autre porte ouverte vers une autre impasse. Cette élection est en fait une image voilée qui fait référence à des doutes et des craintes. A vrai dire, elle minimise les travaux entrepris par la Cenit durant des années.

    Certes, Madagascar n’est pas comparable aux Etats-Unis et ne mérite pas non plus d’être classé au même titre que l’Irak. La Grande île est juste ce pays où une transition pourrait durer quatre années et qu’une élection en vue, attendue et financée par la communauté internationale pourrait du jour au lendemain faire l’objet d’un report. Loin d’une exception, Madagascar est vraiment un mauvais exemple à ne pas suivre pour les autres pays.

    Des hommes nommés qui manifestent leur droit d’être élus par le biais des urnes, sont parmi les principes mêmes de la démocratie. Laisser le peuple choisir est une suite logique de ce processus. Et c’est sur ce point que d’autres définitions de l’élection interviennent. Avant toute chose, un scrutin est une affaire de candidature forcée et contestée. Une élection est aussi une manière de manifester son ambition personnelle. Elle est aussi un leitmotiv pour fustiger la communauté internationale de faire de l’ingérence.

    Pour des organismes internationaux œuvrant dans le domaine de l’élection, Madagascar est un cas très intéressant. Des modules entiers relatifs à ce sujet peuvent être conçus. Comment gérer la crise pré-électorale, quelles sont les préventions à adopter, quelles sont les différentes formes d’obstacles au bon déroulement du scrutin et à la vérification des résultats, sans parler des incidents constatés durant la campagne présidentielle ? A vrai dire, ces points cités sont au centre de formations dispensées par la Cenit et ses partenaires internationaux à l’heure actuelle. Et ce serait différent si les politiciens malgaches et surtout les candidats bénéficiaient de cet acquis dans le dessein d’avoir la même conception d’une élection.

    Ma-LAZA

    La stratégie F.O a la rescousse: Allez on ne démissionne pas!

    Par Ma-laza | 24/05/2013

    Personne ne semble se décider à démissionner. Personne ne veut démissionner ( à l’exception d’un seul candidat). Sur le plan légal, car jusqu’ici la date du premier tour de l’élection présidentielle reste fixée au 24 juillet 2013. La loi veut que les candidats liés par les prérogatives de puissance publique doivent démissionner de leurs postes. Cela concerne particulièrement le Président de la Transition. Mais en réalité, ce dossier devrait être bouclé dimanche à 18 heures. La CES (tiens !) les attend à compter de ce jour… On s’attend à ce qu’il y a encore un ou des retardataires.

    Mais depuis avant-hier, ça branle dans les coulisses. La réunion tenue au Carlton s’est poursuivie dans le camp militaire d’Ampahibe. Mesure de sécurité ou souhait de la soustraire aux indiscrétions des médias ? Peu importe. Il est clair que la situation est tombée dans l’opacité. L’expectative. Un attentisme dangereux car les contours de l’État de droit s’estompent à vue d’œil. Le populisme reposant sur les forces ouvrières (F.O) ne tient pas la route car leurs pinces n’accrochent plus. La stratégie F.O a fait son temps.

    Le débat sur la souveraineté nationale sonne faux. Elle aurait dû être défendue lors de l’élaboration du PACEM voire, lors de la signature de la feuille de route. En acceptant le partenariat avec la Communauté Internationale, nous savons à quoi nous en tenir.

    A cause d’une ou 3 personnes, c’est le pays entier, devenu presque une république bananière, qui est exposé aux sanctions et à la risée. Le problème n’est pas juridique. Il relève de la moralité, du respect de la parole donnée et du sens de l’État.

    La grande majorité de la classe politique a trouvé de mauvais goût les attaques au vitriol contre des diplomates en poste dans le pays. La bienséance internationale comporte des règles et des principes. Les dirigeants qui les violent se mettent eux-mêmes en porte à faux. Et compromettent leur avenir politique international.

    Pour certains observateurs, la Communauté internationale, se sentant agressée et insultée ( on a vu des grands commis d’Ambohitsorohitra parmi les manifestants de Tsaramasay) , va serrer ses rangs. Sa position dépendra de la réaction des Malgaches, en général, et des politiciens, en particulier. Elle s’est alignée sur une position commune. Et, soyons réalistes et arrêtons de berner la population. Oui, parlons, accusons, dénonçons, manœuvrons, insultons, menaçons, manifestons… au final, nous (suivez mon regard) ne faisons jamais le poids.

    REFLET

    Maladie politique

    Par Reflet | 24/05/2013

    La démocratie, plus précisément son absence et son retour dans un pays, constituent respectivement la cause et la panacée de toutes ces crises qui, a la longue, deviennent le propre du continent africain. La restauration de cette démocratie, après des semaines, des mois voire des années passées dans une situation d'extraconstitutionnalite, a un prix qui se décline en millions de dollars ou d'euros.

    Point n'est donc besoin de souligner qu'un pays en crise parvient rarement, sinon jamais, a financer de telles dépenses, d'où le recours a l'appui de la communauté internationale. Mais lorsque les avis divergent sur certains points et que l'on en arrive aux mots, ou même les insultes, c'est un peu l'hôpital qui se moque de la charité. C'est d'autant plus regrettable que quatre années durant, l'on ait couru derrière le financement électoral et la reconnaissance internationale et maintenant que tout est en place, l'on recommence a parler d'un financement sur ressources propres de la Grande ile... De plus, a l'incapacité d'organiser des élections depuis tout ce temps s'ajoute maintenant tout le désordre institutionnel constate dans la plus haute sphère de direction de l'Etat, que ce soit au niveau de l'Exécutif ou de la Chambre haute du parlement transitoire qui se déchire pour savoir qui va prendre les rênes de l'institution et quand. Ce pays est malade... de ce que font principalement ses hommes politiques.

     

     

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